Les femmes de Grasse dans l'histoire de la parfumerie : cueilleuses, distillatrices, créatrices
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L'histoire officielle de la parfumerie grassoise a longtemps été une histoire d'hommes. Mais derrière ces noms, il y avait des milliers de femmes, sans lesquelles rien n'aurait été possible.
Les cueilleuses
Un travail quasi exclusivement féminin, transmis de mère en fille, fait de minutie : la fleur cueillie une à une, à la main. Des saisonnières italiennes du Piémont et de Ligurie traversaient les Alpes pour participer à la récolte.
Les ouvrières d'usine
Dans les grandes maisons comme Chiris ou Roure-Bertrand, les femmes représentaient souvent la majorité des effectifs : tri des fleurs, remplissage des châssis d'enfleurage, surveillance des alambics, conditionnement.
Les gardiennes du savoir
Les mères transmettaient à leurs filles les gestes de la cueillette et les recettes domestiques (sachets parfumés, eaux florales). Un savoir populaire souvent invisibilisé, mais essentiel.
Les créatrices
Aujourd'hui, l'École Supérieure du Parfum à Grasse accueille autant de femmes que d'hommes.
FAQ
Quel était le rôle des femmes dans la cueillette ?
Quasi exclusif, avec un savoir-faire précis transmis de mère en fille. Elles constituaient la première étape de la chaîne de production.
Pourquoi des Italiennes venaient-elles travailler à Grasse ?
La demande saisonnière dépassait les capacités locales. Ces migrations ont duré des générations.
Y a-t-il des expositions sur ce sujet ?
Le Musée International de la Parfumerie de Grasse aborde l'histoire sociale et le rôle des femmes.
AromaSud rend hommage à toutes celles qui ont bâti l'empire du parfum grassois. Découvrez nos parfums floraux en hommage aux femmes de Grasse.